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Mars attaque!

Mars attaque!

Epopée brestoise (suite et fin)

On vous avait laissés le soir du match aller contre le Réal Madrid, en suspension entre le tabouret du bar et le plafond, avec ce but si subtil d'Ajorque refusé pour un hors-jeu millimétré. On avait ensuite pris la râclée brestoise contre le PSG en plein dans la figure, comme un ouragan, la tempête en nous. 

Et puis on est quand même allés poser nos fesses en tribune plein-ciel pour voir si le Stade Brestois était capable d'accéder aux demi-finales d'une Coupe de France. Et là le traumatisme!

"Alors?" demande le docteur un peu narquois. Deux jours après le grand traumatisme, c'est encore pire. Il y a ceux qui ne sortiront plus de chez eux, il y a les zombies qui rasent les murs. Il n'y aura plus d'après à Saint-Germain-des-Prés. Il est mort, le soleil.

Mars attaque!

L'Harteloire en baraques!

Cette photo, pour une fois, n'est pas issue de notre collection personnelle, mais a été gentiment transmise par Michèle Super-Scarole, élève du lycée bleu dans les psychédéliques années 1970. Elle représente les baraques du lycée de l'Harteloire pendant sa construction (non visible sur la photo). La photo est prise à l'angle des rues du Colonel Fonferrier et du 2ème RIC (on apercoit au loin les immeubles de la rue de l'Observatoire). A l'emplacement des baraques, il y a une crèche à présent. Dans les années 1960, quelques baraques subsistaient encore, et les élèves venaient s'y changer avant le cours d'éducation physique.

Avant guerre, le collège Saint-Louis se trouvait rue de l'Harteloire, où fut ensuite longtemps la Gendarmerie. Le lycée de l'Harteloire, qui va fêter ses 80 ans le 24 mai prochain, a été bâti à l'emplacement des grandes casemates de la caserne Fautras, qui surplombaient la rue Duguesclin, à l'ombre des fortifications.

Mars attaque!

En bordée rue Borda!

Un clin d'oeil nostalgique au Recouvrance d'avant, celui des restaurants de nuit et des soirées sans fin.

"Tirer des bords à Recouvrance

Juste au petit bonheur la chance

Amours foutues, ruelles pentues,

Les chouettes ont les yeux qui brillent

Mais n'est pas d'or tout ce qui brille".

Mars attaque!

"La tendresse", par l'artiste bulgare Natasha Atanasova. Il manque la voix de Marie Laforêt pour accompagner cet instant de tendresse, une parenthèse dans ce monde de brutes.

A bientôt pour les 80 ans du lycée bleu. Vous avez vu dans l'article précédent: vous pouvez participer au concours de nouvelles!

Nous, on part faire du longe-côtes avec les vieilles loutres de Plougonvelin

See you soon,

Ladislas Boszo

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